TRAVERSE-LA, LA BLANCA - Alpinisme dans la cordillère Blanche, Pérou

TRAVERSE-LA, LA BLANCA - Alpinisme dans la cordillère Blanche, Pérou
Julien dans la montée vers l’Urus et au fond le Tocllaraju
Crédit photo : Martial Perissier

Après deux ans de formation aux diverses techniques de l’alpinisme au sein du Groupe Savoie Jeune Alpiniste (GSJA) de la FFME, les cinq membres du groupe 2017-18, âgés de 21 ans à 25 ans, sont partis au Pérou aux mois de juillet et aout 2018. Martial Perissier, Rémi Fradin, Lucie Clerc, Nadège Dubois et Julien Vacher avaient pour objectif en partant de traverser la cordillère Blanche, du Nord au Sud, de l’Alpamayo au Huanstan, en passant par dix sommets de 5300 à 6400 mètres. C’était sans compter sur la météo capricieuse…

Groupe Savoie Jeune Alpiniste FFME

Le Groupe Savoie Jeune Alpiniste (GSJA) 2017-18 de la FFME : Nadège, Lucie, Julien, Martial, Rémi.

Récit d’aventure par le GJSA : Lucie, Nadège, Julien, Martial, Rémi

« 26 juin 2018, valises chargées, billets et passeports en poche, le palpitant qui monte… nous voilà prêts pour décoller vers le Pérou !

En arriver là ne fût pas une mince affaire. Comme pour le Pisco Sour (le cocktail local), il faut les bons ingrédients : des gens disponibles et motivés, un club et des personnes qui vous soutiennent. Aussi vaste qu’est l’alpinisme, le panel des possibilités dans les Alpes est immense mais pourquoi ne pas en profiter pour aller voir ailleurs ?

A l’instar de ces films et récits qui nous ont fait rêver « Les sales gosses », « China Jam », etc., nous avions également envie de vivre une aventure à l’étranger. Cela représentait un engagement tout autre ; une adaptation permanente avec les conditions météorologiques et nivologiques, la confrontation à la haute altitude, rencontrer des alpinistes du monde entier et une nouvelle culture.

Arrivée au Pérou

L'aventure peut commencer !
Crédit photo : Rémi Fradin

Et nous voilà, cinq jeunes, tout fraichement sortis de nos montagnes savoyardes, chargés comme des mulets, en plein Lima, à tenter de trouver un taxi pour nous emmener au plus près des montagnes. Et avec nous, des notions d’espagnol à couper au couteau ! Huit heures de bus plus tard, la cordillère Blanche apparait sous nos yeux, suivie de notre « camp de base » : Huaraz, la capitale de l’amitié ! Et nous ne serons pas déçus. « La Casa de Zarella » est un repère d’alpinistes en tout genre où nous avons pu trouver refuge avec toute l’aide nécessaire, agrémentée de petits déjeuners qui nous manqueront certainement.

Huaraz

Dans les rues de Huaraz, ville de 130 000 habitants coincée entre la cordillère Noire et la cordillère Blanche à 3000 mètres d’altitude.
Crédit photo : Rémi Fradin

Comme toute expédition, nous avons commencé par une première période d’acclimatation dans le parc national de Huascaran, autour de Huaraz qui se trouve déjà à 3000 mètres d’altitude. Le travail en fractionné aura été notre ami pour éviter de laisser un bout de nos mollets aux chiens de la ville qui n’apprécient guère les touristes. Les cartes au 1/100000e ont quant à elles été assez déconcertantes et nous auront réservées quelques surprises !

Lecture de carte 1/100000 au Pérou

À gauche : Lecture de carte à l’échelle 1/100000. À droite : Le relief alors que la carte n’indique aucune courbe de niveau !
Crédit photo : Rémi Fradin / Martial Perissier

Le 29 juin, nous sommes partis dans la vallée d’Ishinca où il est possible d’effectuer des sommets d’acclimatation faciles pour notre deuxième période. Nous débutons par l’Urus (5420 m), et le lendemain un autre 5000, au-dessus de notre camp de base situé à 4800 mètres. Durant la nuit, Julien est pris d’un mal de tête. Rémi et Martial redescendront avec lui dans la foulée, le seul moyen de soigner un mal aigu des montagnes. Lucie et Nadège grimperont l’Ishinca (5530 m) avant de les rejoindre par la suite.

Camp de base Parc national de Huascaran

Magnifiques lumières depuis le camp de base à 4400 mètres dans le Parc national de Huascarán
Crédit photo : Martial Perissier

Sommet Urus Este

Au sommet de l’Urus Este (5350 m). La Ranrapalca au fond et l’Ishinca à gauche.
Crédit photo : Rémi Fradin

Tocllaraju dans le vent

Depuis le sommet de l'Urus, le Tocllaraju dans le vent, à droite
Crédit photo : Rémi Fradin

Alpinisme Parc national de Huascaran au Pérou

Nadège, Lucie et Julien vers un deuxième 5000 mètres dans le Parc national de Huascarán
Crédit photo : Martial Perissier

Alpinisme cordillère Blanche Pérou

Troisième journée vers un sommet qui culmine à 5200 mètres à gauche de l'Ishinca ; Julien en premier de cordée et Lucie en second.
Crédit photo : Martial Perissier

Alors que nous devions nous lancer dans notre projet de traversée qui débutait à l’Alpamayo, le créneau météo s’annonçait trop court pour passer cinq jours en montagne. Nous nous sommes rendu compte, après avoir pu échanger avec les guides locaux et alpinistes, que notre expédition prendrait une autre tournure que ce que nous avions planifié. Pas d’exception pour les Andes, le changement climatique se fait ressentir ici aussi. Habituellement, aout et juillet sont des mois très secs mais s’en fût autrement. Certains sommets, et notamment ceux au-dessus des 6000 étaient déconseillés. Nous sommes alors partis sur des créneaux plus courts et n’avons cessés de nous adapter à cette météo plus capricieuse qu’à son habitude.

Bus Pérou

Le mini bus roulant par l'opération du saint esprit !
Crédit photo : Rémi Fradin

Nous profitons d’un court créneau en vue pour nous précipiter sur le San Juan (5840 m). Il s’agit d’un sommet sauvage et plus rarement grimpé. Rien que la marche d’approche est une épreuve. Nous arrivons à quatre au camp moraine après 20 kilomètres et 1100 m de D+ avec pas moins de 15 kilos sur le dos.

Vallée du Quilcayhuanca

La belle et longue vallée ferrugineuse du Quilcayhuanca
Crédit photo : Rémi Fradin

L’un de nous, malade, avait préféré faire demi-tour. Il nous restera une heure de jour pour observer l’itinéraire qui ne ressemble en rien au topo. Le glacier a bien perdu 300 mètres et la belle roche moutonnée, assez raide, ne nous donne pas spécialement envie de grimper. Après cette approche qui aura mis nos corps à rude épreuve, seul Nadège et Martial prennent le départ vers le sommet le lendemain matin. Arrivés à 5600 m, après avoir rejoint le premier sommet, un vent fort se lève et le ciel se couvre. Le mauvais temps avait de l’avance par rapport aux prévisions. Il est préférable de faire demi-tour pour avoir le temps de trouver où poser les rappels.

Sur les pentes du San Juan

Nadège sur les pentes givrées et corniches. Les sacs TAKAMAKA SUMMIT rendent bien plus agréables les assauts !
Crédit photo : Martial Perissier

Ascension du San Juan, Pérou

À gauche : Nadège sur les pentes givrées et sous les nuages qui avancent vite. À droite : Le vent souffle fort et le ciel se bâche, c’est l’heure de faire demi-tour..
Crédit photo : Martial Perissier

Un jour plus tard, nous partons pour le Vallunaraju et ses 5700 mètres pour renouer avec un sommet. Une belle arête, accompagnée de son lever de soleil après une nuit à 5000 mètres qui se déroulera bien pour tout le monde.

Sommet Vallunaraju

Lucie, Julien et Nadège au sommet du Vallunaraju Norte par vent fort !
Crédit photo : Rémi Fradin

Par la suite, départ pour le groupe vers le nord de la cordillère Blanche, le plan initial de notre traversée. Nous décidons de nous séparer. Julien, Nadège et Lucie choisissent de gravir le Quitaraju (6040 m) car l’Alpamayo n’est pas en condition. La vallée est longue, se sera donc accompagné d’Akilès, la star des muletiers, que nous nous rendrons au camp.

Vallée Santa Cruz

Merci à Achiles (notre muletier) ainsi qu'à ses mules (burros) bien plus solides que nous (40kg/mules). La vallée de Santa Cruz pour se rendre au camp, col de l’Alpamayo, est longue.
Crédit photo : Martial Perissier

Durant la montée au camp, col de l’Alpamayo à 5500 mètres, le mauvais temps nous entoure et les chutes de neige provoquent des avalanches dans les pentes. Nous croisons une cordée postée là-haut depuis trois jours, nous informant des mauvaises conditions. Nous débriefons et choisissons de redescendre dans la vallée.

Montée au col de l’Alpamayo et du Quintaraju

Montée au camp col de l’Alpamayo et du Quintaraju
Crédit photo : Julien Vacher

Pour Martial et Rémi, ce sera la traversée de l’Artesonraju (6025 m). Arrivés au camp moraine, ils sont témoins de l’accident d’un groupe de mexicains. Ils participeront aux secours et renonceront à s’engager sur l’itinéraire. Afin d’accéder à la vallée du Paron, ils bivouaquent au col qui porte le même nom. De là, ils peuvent atteindre l’Artesonraju par l’arête Est mais la météo les fera renoncer. A leur retour, Martial décidera de faire une pause dans l’expédition suite à l’événement difficile dont il a été témoin.

Col du Paron

À gauche : Rémi au camp, col du Paron. À droite : Au col du Paron, il faut sauter sur les éclaircies pour admirer ces paysages ; ici la Pyramide.
Crédit photo : Martial Perissier / Rémi Fradin

Vallée du Paron

Martial dans la descente du col du Paron à la vallée du même nom
Crédit photo : Rémi Fradin

La nourriture et l’eau du pays mettent nos organismes de petits européens au défi. Pendant que Lucie et Nadège tentent de se remettre sur pieds, Julien et Rémi s’en vont pour deux jours sur le Huamashraju (5434 m), un joli sommet au-dessus de Huaraz.

Approche Huamashraju

Paysage d’approche pour le Huamashraju. Julien porte fièrement la casquette à pois !
Crédit photo : Rémi Fradin

Ascension du Huamashraju

Julien dans l’ascension puis dans le parcours d'arêtes variées avant d'atteindre le sommet du Huamashrajudu
Crédit photo : Rémi Fradin

l’ascension du Huamashraju

Julien Vacher et Rémi Fradin au sommet du Huamashraju
Crédit photo : Julien Vacher

A leur retour, nous sommes le 27 juillet, une belle semaine s’offre à nous, feu pour une traversée pendant quatre jours de la vallée d’Akilpo à celle d’Ishinca en enchainant Akilpo - Tocllaraju – Ishinca. Après nous être enfoncés vers le lac Akilpo, nous installons le camp pour l’objectif principal : le Tocllaraju (6032 m). Le lendemain, départ pour l’arête nord-ouest. Seul Julien et Rémi arrivent au sommet mais déterminées à ne pas partir sans être montées sur cette belle meringue, les filles posent un camp plus haut et atteignent également le sommet deux jours après les garçons. Ainsi, tout le monde aura coché son premier 6000 mètres. Pendant ce temps, Rémi et Julien prendront leur revanche à l’Ishinca et s’amuseront à faire des records d’ascensions. A vos strava !

Camp de base au-dessus du lac Akilpo

Le camp pour deux nuits au-dessus du lac Akilpo
Crédit photo : Rémi Fradin avec le drone Parrot Anafi (partenaire du projet)

Rémi et Julien au Sommet du Tocllaraju

À gauche : Rémi et Julien au sommet du Tocllaraju. À droite : L'arête sommitale du Tocllaraju.
Crédit photo : Julien Vacher / Nadège Dubois

Sommet Tocllaraju

À gauche : Lucie, dans la deuxième et dernière longueur raide, sort au sommet du Tocllaraju (6032 m). À droite : Lucie et Julien à l’approche de l’arête Nord-Ouest du Tocclaraju. On observe le Nord de la cordillère Blanche.
Crédit photo : Nadège Dubois / Rémi Fradin

La météo n’est pas au rendez-vous les jours suivants. Nos deux trailers, Rémi et Julien partent pour 40 kilomètres afin de relier la vallée d’Ishinca à celle du San Juan. Nadège et Lucie iront quant à elles, agrandir les trous de chaussons de location sur le site d’escalade de « Los Olivos ».

Sur les conseils d’un guide local, le sud de la cordillère Blanche nous attend pour trois jours. Un endroit sauvage et toujours plus dépaysant, avec des vigognes (lamas sauvages) et alpagas, où Lucie, Nadège et Julien partent planter la tente quelques jours. Un beau tour sur le Huarapasca (5420 m) avec sa vue sur la célèbre cordillère Huayhuash et un « sommet basket » à 5140 m, au-dessus du glacier du Pastoruri. Ce glacier, victime du réchauffement climatique, où il y a encore quelques années, les péruviens venaient skier.

Le Huaraspaca en fond de toile

Le Huaraspaca en fond de toile
Crédit photo : GSJA 2017-18

Pentes Huarapasca

La première pente pour atteindre le plateau sous le sommet du Huarapasca
Crédit photo : GSJA 2017-18

Sommet Huarapasca

Lucie, Nadège et Julien au sommet du Huarapasca (5420 m)
Crédit photo : Julien Vacher

Sommet Basket

Sommet basket au-dessus du glacier du Pastoruri à 5140 mètres
Crédit photo : Julien Vacher

Pendant ce temps, Rémi se dirige sur le Yanapaccha (5460 m) avec Thomas, un ami autrichien.

Vallée de Llanganuco, Pérou

À gauche : La vallée de Llanganuco sur la route du Yanapacha. Le Huascaran Nord à gauche et le Huandoy Sud à droite. À droite : Le Huandoy Sud et son élégante face Nord-Est vue depuis l’ascension du Yanapacha.
Crédit photo : Rémi Fradin

Un rêve au fond de notre esprit, le Huascaran Sud (6768 m) ! Le point culminant du Pérou et de la cordillère Blanche. Un sommet qui n’est pas difficile techniquement mais avec des risques objectifs et un parcours glaciaire long et exigeant. Après un premier bivouac au pied du glacier, tout le monde arrive au camp 2 à 5400 mètres. Les filles décident de ne pas aller au sommet. C’est après un départ à 23h et environ 11 heures de course que Rémi et Julien apparaissent à l’entrée de la « canaleta ». Une course qui les marquera, avec l’émotion, la fatigue et une belle et simple satisfaction que d’avoir pu être là-haut.

Ascension Huascaran Sud

À gauche : Premier bivouac à 4600 mètres au camp 1 en direction du Huascaran Sud. À droite : Vers le camp 2, les deux Huascaran, le point culminant à gauche et le sommet à droite.
Crédit photo : Rémi Fradin

Bivouac camp 2 Huascaran Sud

Second bivouac au camp 2 à 5400 mètres, Julien et Rémi se lèveront à 23h pour partir au sommet
Crédit photo : Rémi Fradin

Dans les pentes de l'Huascaran Sud

Julien au lever du soleil après 6 heures d’ascension dans la nuit noire dans les pentes du Huascaran Sud
Crédit photo : Rémi Fradin

Panorama Huascaran Sud

Paysage depuis les pentes du Huascaran Sud : séracs ou montagne ou encore montagne de séracs ?
Crédit photo : Rémi Fradin

Descente Huascaran Sud

L’émotion de Rémi Fradin et Julien Vacher au sommet du Huascaran Sud (6788 m).
Crédit photo : Julien Vacher

Le retour de Martial, accompagné de Alice, ainsi que l’anniversaire de Rémi nous dirigent vers un sommet un peu plus vertical : la face ouest du Churup (5493 m). Une sortie courte (2 jours) et une belle équipe de 7 à monter au camp de base, équipés de panettone et cristal à foison ! Le lendemain, 14 aout, c’est à deux cordées Martial/Nadège et Rémi/Victor (CAF 74) que nous grimpons la face. Ce sera un retour nocturne mais une nuit à la « Casa » qui nous attendra, ouf !

Bivouac au pied de face ouest du Churup

Bivouac 5 étoiles sur la plage du lac supérieur au pied de la face ouest du Churup
Crédit photo : Rémi Fradin avec le drone Parrot Anafi (partenaire du projet)

Coucher de soleil sur le Churup au Pérou

Coucher de soleil sur le Churup
Crédit photo : Rémi Fradin

Ascension du Churup au Pérou

À gauche : Face ouest du Churup, Martial lead la longueur clé de cette ascension, un passage mixte exigeant. À droite : Nadège dans les dernières difficultés techniques de la face ouest pour atteindre le sommet du Chrurup.
Crédit photo : Rémi Fradin

Panorama au sommet du Churup

Panorama au sommet du Churup (5493 m)
Crédit photo : Martial Perissier

La fin du séjour se fait sentir… Un petit tour au célèbre site d’escalade du Pérou Hatun Machay s’imposait. Du basalte dément, perché à 4300 mètres.

Site d'escalade Hatun Machay, Pérou

Site d'escalade Hatun Machay, Pérou

Le célèbre site d’escalade au Pérou, le Hatun Machay
Crédit photo : GSJA 2017-18

Puis le départ de Nadège, Lucie et Julien qui s’en vont profiter des derniers jours pour visiter le sud du Pérou et goûter à ses sports aquatiques. Ce sera également un joli sommet pour commencer l’alpinisme que le Pisco ! En effet, Martial et Rémi accompagnent Alice à 5700 mètres. Sûrement, une des plus jolies montagnes du Pérou avec son panorama grandiose à 360°. Rémi en profite aussi pour aller visiter le Huarapasca en express avant son départ.

Pisco, Cordillère Blanche, Pérou

À gauche : Alice et Rémi dans la montée au Pisco qui louvoie entre les crevasses et corniches. À droite : Vu depuis le Pisco, le Chacraraju bersé dans la mer de nuages.
Crédit photo : Martial Perissier

Glacier Pastoruri depuis le Huarascapa

Le glacier du Pastoruri, un morceau de banquise échoué, vu depuis la route vers le Huarascapa.
Crédit photo : Rémi Fradin

Nous sommes conscients de la chance que nous avons eu, d’avoir pu vivre cette expédition, et cela aurait été beaucoup plus compliqué sans nos partenaires. Alors milles merci pour vos divers soutiens aussi importants les uns que les autres. Ce fut une aventure humaine riche d’expériences. Le Pérou est une destination rêvée pour une expédition ou un voyage. Ce pays bénéficie d’une population accueillante et de backpackers amusants. Outre tous ces beaux sommets, cela aura été : des rencontres, des paysages à couper le souffle, des crêpes ratées, des plats épicés, de l’eau ferreuse, des ricochés, des kilomètres au compteur, du dénivelé, des maux de ventre, des lamas, des chiens gentils, des chiens moins gentils, un berger, des kairns, des doutes, des rires, du pisco, des « estacas », des feuilles de coca, du cuy, chez patrick… et tant d’autres choses. D'autres aventures, aussi différentes soient-elles, nous attendent et pour vous aussi ! »

Matériel CiLAO choisi pour cette expédition :

Sommets Pérou Cordillère Blanche

Carte d'une partie des sommets gravis par le GSJA dans la cordillère Blanche au Pérou

Les membres de l’expédition

+ Martial Perissier « l’expérience »

Jeune accompagnateur de 22 ans, passionné par la montagne et les différentes activités de ce milieu. « J’ai mis mes premiers crampons à 13 ans sur les pentes du Ruitor et du Grand Paradis. Ces hauts sommets me donnent l’impression de m’évader de la vie quotidienne, avec un sentiment de « reviens-y ». »

Ses plus belles voies : Rébuffat Grand pic de Belledone / Eperon SE du Minaret / Allain-Leiniger au Grand pic de la Meije / Goulotte Escara au Chardonnet / Royale au Mont Blanc

+ Rémi Fradin « la détermination »

Aide Gardien au refuge du Thabor et animateur péri-scolaire à La Clusaz. Du haut de ses 21 ans, l’Auvergnat salive d’aventure en haute montagne. « J’ai attaqué la haute montagne tardivement à 18 ans mais avec une motivation à toute épreuve pour l’aventure et les « bonnes bambées ». »

Ses plus belles voies : Traversée des Lyskamm bivouac / Face Sud du Chardonnet à ski avec bivouac / Aiguille verte Whymper en bivouac / Traversée Charmoz Grépon

+ Nadège Dubois « la touche féminine »

Mauriennaise de 23 ans habitant la petite station de ski Albiez. Naturellement, le ski puis l’alpinisme sont devenu son rythme de vie. Elle est maintenant employée au CRS de Chamonix et monitrice de ski.

Ses plus belles voies : voie Harold et Maud Pointe Lachenal (TD+) / Voie Ticket au Peigne (TD+), Ski dans le Y à l’aiguille d’Argentière (5,2) / NNW des Grands Vans (D)

+ Julien Vacher « la caisse »

Moniteur de ski et accompagnateur en montagne de 23 ans. « J’étais plutôt un skieur traileur étant jeune, grimper a vite été une forme d’aborder la montagne attirante pour moi. Cela fait 5 ans maintenant que l’alpinisme est devenu ma passion. »

Ses plus belles voies : Traversée des Liksamm (AD) / Voie Chapoutot / Pointe de l’Echelle (TD-) / Arête sud du Petit Pelvoux (D) / Goulotte Grassi à Bessans (TD) / Goulotte du Plan (D+)

+ Lucie Clerc « la passe partout »

Intérimaire et tailleuse de pierre de 24 ans. « La montagne me permet de sortir du quotidien et de vivre à fond. C’est plus qu’une passion, c’est une philosophie de vie. Toute petite, je rêvais déjà de conquérir les hauts sommets. Je réalise mon premier 4000 à 16 ans, c’est à ce moment-là que je me suis dit que c’était ça que je voulais faire. »

Ses plus belles voies : Aiguille Dibona : Face S Directe (voie Madier S), Aiguille Dibona : Les Malheurs de Nelly / Les Fréaux : La croupe de la Poufiasse / Traversée aiguille Bionnassay – Mont Blanc

Le Groupe Savoie Jeune Alpiniste en quelques mots :

Le GSJA a pour vocation de former des jeunes à l’alpinisme en organisant des sorties faisant appels aux différentes techniques de progression. Ces sorties sont encadrées par des guide pour offrir aux participants une formation générale de sorte à ce qu’ils puissent effectuer des courses de haute montagne en autonomie avec un maximum de sécurité. Pour en savoir plus ou voir leur page Facebook.